Siwa se pose d’abord comme un lieu de questionnement incessant, un lieu de ressemblances, de marges, de dialogue, de partage, de subversion mais aussi un lieu en tension entre le « hors » et le « dans ».
Où nous essaierons d’exprimer, de faire vivre à travers diverses expériences artistiques la singularité d’un lieu où la pensée, l’errance, la trace, l’effacement et le silence sont vécus comme une expérience fondamentale.
Car c’est le questionnement (d’un langage) d’une langue à une autre qui rendrait audible l’absence même d’un langage, à travers la mise en question du face à face avec autrui, cet autre multiple, et à travers l’art et les expériences artistiques qui ne se laissent jamais totalement maitriser.
Siwa pose question, laisse aussi toute question ouverte, n’acceptant aucune réponse qui ne soit l’objet, la chance d’une nouvelle question.
Le spectateur découvrira dans l’échange de paroles, des présentations artistiques, des débats qui sont des actes fondamentaux propices à l’expérience, et dont les deux premières éditions de Siwa ont permis l’approfondissement et le prolongement - un lieu qui donne l’espoir, à ceux comme nous, qui face à la précarité de l’exister, face au doute autant qu’à l’erreur avancent en tâtonnant. |